Informations Touristiques
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Les activités touristiques, deuxième source de devises après le pétrole, occupent une place importante dans l´économie. Développées à partir des années 60, elles n´ont cessé de progresser : de 105.000 en 1963, le nombre de visiteurs est passé à 2,1 millions en 1981 et à 3,5 millions en 1992. Les infrastructures hôtelières sont excellentes. À côté des célèbres complexes de Hammamet, Sousse, Monastir et Djerba, ceux de Tabarka, Tozeur, Nefta, Kebili et Douz ont récemment vu le jour.
Thalassothérapie et golf viennent aujourd´hui compléter la palette d´une destination en vogue.
Depuis quelques années, le pays s´est engagé dans une diversification de sa production touristique. Le sud du pays - où le visiteur découvre dans la région de Tozeur une foule d´activités sportives et culturelles - constitue l´un des premiers piliers du renouveau tunisien, tant il est vrai que les touristes européens sont surpris d´y trouver un paysage d´une beauté à couper le souffle, savant mélange entre dunes et oasis.
Le boom de la thalasso:
Les efforts consentis par un pays dont la capitale, Tunis, symbolise l´ouverture d´esprit de ses habitants - la mosquée, l´église et la synagogue s´y côtoient sans heurts - ont également permis la création d´un secteur florissant : la thalassothérapie.
Il existe aujourd´hui trois centres dans le pays dont la qualité et la réputation sont une concurrence sérieuse pour les instituts français : celui de l´hôtel 5 étoiles The Residence, près de Tunis; celui de l´hôtel Abou Nawas, à Sousse; le Bio Azur, enfin, intégré dans le complexe Azur, à Hammamet. Ce dernier est certainement le plus grand et le plus populaire auprès de la clientèle helvétique, qui est l´une des plus importantes.
Monté par Marie-Noëlle Veillet, personnalité renommée dans le domaine de la thalassothérapie, au bénéfice d´une longue expérience, le Bio Azur a depuis été repris avec professionnalisme par Karim Rouissi. Le fait que la Tunisie ait copié la législation française en matière de thalassothérapie explique également le succès du Bio Azur, particulièrement adéquat lorsqu´il s´agit de cures de remise en forme.
Le directeur, Karim Rouissi, est toutefois conscient que le centre est encore jeune - il a été inauguré en septembre 1995 - et qu´il reste encore de nombreux progrès à réaliser.
Dans ce sens, son premier souci est d´assurer une formation continue pour son personnel, étant donné qu´il n´y a en Tunisie aucune filière professionnelle pour l´hydrothérapie. Afin de pallier ce manque évident, le Bio Azur demande à des professionnels français, italiens et espagnols d´assurer régulièrement un enseignement, mis sur pied avec le concours du Ministère de la formation professionnelle.
A l´heure où la thalasso est lancée dans une spirale ascendante, et que l´ouverture prochaine de cinq centres est prévue à Djerba, d´aucuns se demandent si l´accroissement soudain de l´offre ne risque pas de tuer la poule aux oeufs d´or. Une question à laquelle il est difficile de répondre à l´heure actuelle, même si Karim Rouissi et les responsables des centres de Tunis et Sousse continueront de mettre en avant la qualité de leurs prestations.
Le golf a le vent en poupe:
Autre secteur en pleine expansion : le tourisme golfique. La Tunisie compte actuellement huit terrains de golf : Tabarka, Tunis-Carthage, Hammamet-Cytrus, Hammamet-Yasmine, Golfclub Port el Kantaoui, Skànes-Monastir Golf Palm Links et Golfclub Djerba.
L´intention n´est cependant pas d´en rester là, puisque ce créneau connaîtra lui aussi un développement spectaculaire au cours de ces prochaines années : il est vrai qu´il représente un complément idéal pour l´industrie hôtelière haut de gamme, laquelle connaît un grand boom dans toutes les régions touristiques du pays. Les hôtels sont d´ailleurs souvent les principaux investisseurs et les partenaires privilégiés des clubs de golf. Parmi les nombreux projets en cours de développement, celui des Côtes de Carthage, dont l´ouverture est prévue pour 1999, est par exemple né de l´initiative de l´établissement 5 étoiles The Residence, dont le principal intérêt est d´offrir un produit complémentaire à sa clientèle avant tout constituée d´hommes d´affaires.
Plus au sud, le Djerba Golf Club, ouvert en mars 1995, collabore activement avec la majorité des hôtels de luxe situés sur l´île des Lotophages. Le jeune directeur français du club, François Mille, enregistre même des affluences record durant certaines périodes, à l´instar de Noël et Nouvel An. Hammamet, de son côté, n´est pas mal lotie non plus : la région compte deux terrains de golf, l´un en face de l´autre, ce qui permet de placer la ville - et par conséquent la Tunisie - sur l´atlas golfique et de diversifier l´offre touristique.
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